Mon blog

Il n'y a que deux choses qui soient infinies: l'univers et la bêtise humaine. et encore, pour l'univers, je ne suis pas sûr. "Albert Einstein."

16 janvier 2008

Chewing gum sans sucre

chwing_gum_sans_sucre  source: lemonde.fr

.

Que dites vous des chewing gums sans sucre? 

Le chewing gum sans sucre contient du sorbitol un composant connu comme puissant laxatif (du moins ce qu'on sait à ce jour!!). la carie dentaire n'a jamais été un argument pour commercialiser les chewing gum sans sucre, pire encore, certaines associations mettent leur logo sur le paquet, dans la publicité aussi on ne manque pas de dire "recommandé par l'association dentaire... "  l'aspect commercial est frappant. nous vivons dans un monde qui leurre... où le pouvoir de l’argent, du business et les lobbies industriels écrasent parfois et prennent le dessus sur la réalité scientifique et sanitaire. il ne faut pas, je pense, prendre la carie dentaire comme argument!!! mâcher un chewing gum sans sucre ne réduit en rien l'incidence de la carie dentaire sur les dents si on ne se brosse pas bien les dents ou si on ne les entretient pas.  Je ne suis pas un partisan des produits sans sucre quelque soit leur nature. les produits sans sucre contiennent plusieurs additifs et édulcorants ( l'aspartam surtout) qui donnent des effets secondaires sur l'organisme. On n'en sait pas trop, on nous cache des vérités... je ne vois pas pourquoi éliminer un composant naturel et le remplacer par "dix mille" composants chimiques.

La boisson "coca cola light" est la pire des choses qui puisse exister.  imaginez le menu suivant: un paquet de chips (plein de produits chimiques), un mac Donald ( je doute même de la viande si elle est naturelle ou fabriquée dans une usine!!!) , et un coca light ( aspartam et tout ce qu'on sait pas encore...). ce n'est ni plus ni moins une question de mode. Tous les ingrédients sont là pour bien préparer sa retraite sanitaire  dans un centre de chimio!!

Posté par hbenbrahim à 20:03 - Espace dentaire - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2008

L'interrogatoire dentaire "gênant"

Par Dr.H.Benbrahim

Dans notre pratique quotidienne, nous sommes souvent amenés à poser à nos patients quelques questions un peu gênantes pour certains. Je me suis inspiré du précédent billet selon lequel une patiente a déposé plainte contre son dentiste pour lui avoir posé la question si elle est oui ou non séropositive, pour vous faire part de quelques exemples les plus souvent vécus dans les cabinets dentaires.

Une même question posée par un praticien, ne sera pas perçue de la même façon par tous les patients. Il y a ceux qui, pour des raisons qui les concernent, ne répondent pas au questionnaire, ou bien sont embarrassés ou encore projettent parfois des réactions négatives sur le dentiste. Les causes sont surtout liées à leur profil psychologique, à leur niveau social, à leur degré d’ouverture sur le monde médical ou bien à leurs expériences antérieures avec les dentistes.

La profession du patient :

Certains patients se sentent gênés quand on leur demande leur profession, d’autres mal intentionnés car il leur semble que le dentiste tente  d’évaluer leur pouvoir matériel et dans la même perspective savoir s’ils sont intéressants sur le plan financier ou pas, ou bien redoutent qu’on leur gonfle le devis s’ils sont fortunés. Ce sont de fausses idées qui courent les rues du fait qu’on colle souvent cette étiquette de dentiste matérialiste comme le montre « si mal » cette vidéo humoristique

Connaître la profession du patient n’a rien à voir avec l’argent ! Voici quelques commentaires à ce  propos, dans le post du 06/09/2006 

Je me permets de vous donner quelques exemples à titre indicatif. Ceux-ci illustrent bien l’importance de connaître la profession du patient et les retombées négatives parfois graves dans le cas de l’ignorance du statut du patient par le dentiste. Ainsi, un animateur de télé se présentant au cabinet pour un motif esthétique, ou tout simplement pour soigner une dent de devant, bénéficie d’un plan de traitement particulier durant lequel le dentiste doit tenir compte des effets optiques des caméras sur les restaurations prothétiques. Un présentateur de télé est une personne qui s’adresse à des millions de téléspectateurs, son image équivaut à sa carrière. Il peut facilement perdre son emploi en perdant une dent  lors d’une transmission télé en direct. Le dentiste doit réduire la durée du traitement au minimum afin d’éviter les risques liés à la communication et à l’esthétique et être catégorique en lui choisissant la solution adéquate qui convient le mieux à son statut.

Un pilote de ligne, qui vient au cabinet dentaire pour une extraction dentaire alors qu’il va prendre les commandes de son avion pour un long courrier dans les heures qui suivent, ne sera pas traité de la même façon sur le plan organisationnel qu’un citoyen normal. Le dentiste engage sa responsabilité dans le cas où un malheur surviendrait à bord à cause de l’acte dentaire. En ignorant sa profession, le dentiste ainsi que tous les passagers courent des risques énormes.

Un musicien qui pratique la flûte ou le saxophone aura un traitement dentaire adapté à sa profession. Ce sont des personnes qui sollicitent trop leurs dents. On leur prescrit parfois des gouttières de protection.

L’âge :

L’âge n’est pas toujours important à connaître pour traiter un malade, mais il est surtout nécessaire dans le classement des fichiers des patients et obligatoire sur le plan médico-légal. En cas de litige, le médecin est tenu par l’obligation des moyens. Il doit prouver ceux mis en œuvre pour traiter son patient. L’âge est un élément indispensable pour la constitution du dossier médico-légal.

La femme enceinte :

On ne demande pas souvent aux femmes si elles sont mariées ou pas. On ne connaît pas leur activité génitale. C’est pour cela que le dentiste demande systématiquement à la patiente si elle est enceinte avant de prendre une radiographie buccale car l’exposition d’un fœtus aux rayons X lui fait courir des risques importants en cas de négligence. Il est donc primordial, avant de prendre une radiographie dentaire, de s’assurer de cela.

Historique de santé générale :

Quand on demande aux patients de nous communiquer leur historique de santé générale, certains se sentent embarrassés de répondre et cachent leur « histoire » médicale ou les traitements médicaux en cours. Je trouve un peu risqué qu’un patient ne dévoile pas son secret médical au dentiste. Ce premier court un risque s’il se trouve atteint d’une maladie cardiaque qu’il ne veut pas déclarer. Il doit être préparé avant tout acte dentaire même banal. En cachant sa maladie, il expose sa vie au danger.
Certains patients sous-estiment d’autres maladies comme le H.T.A ( hypertension artérielle). Beaucoup d’entre eux ne savent pas qu’ils sont cardiaques en ayant des symptômes de HTA.  Voici un exemple de dialogue :

     «   -     Avez- vous des problèmes cardiaques ? Prenez- vous un traitement particulier ?

-       Non, docteur. »

      (Un peu plus tard)

« - Vous êtes certain que vous ne souffrez pas d’une quelconque gêne au niveau de votre santé ?

-       Non rien de spécial sauf une hypertension que je traine depuis 10 ans mais je me sens bien. »

Tout change pour moi entre sa première réponse et la deuxième. Ce genre de patient est considéré comme cardiaque et doit suivre un protocole de traitement spécifique au cabinet dentaire.

Les diabétiques et les sidatiques quant à eux doivent être traités avec prudence car ils présentent un déficit immunitaire qui n’est pas négligeable. Les malades qui ont attrapé le virus de l’hépatite sont souvent fatigués. Ils ne doivent pas subir de longues séances sur fauteuil. Les malades qui sont sous neuroleptiques doivent être pris en charge dans de bonnes conditions psychologiques, etc. Le dentiste adapte le traitement, le planning et la procédure à suivre à chaque cas selon ses spécificités. Il n’existe pas de stratégie standard. Le dentiste considère le patient dans sa globalité et lui propose le traitement qui  conviendra le mieux à son cas.

Il existe aussi des maladies comme la sciatique, la migraine, les douleurs auriculaires, le vertige qui sont liées directement aux problèmes dentaires. Un désordre dentaire peut ocasionner des symptômes d’ordre général. le Lien : 

Il est donc fondamental de connaître l’historique du malade sur le plan général, de savoir s’il souffre de certaines maladies chroniques liées à une cause dentaire non traitée.

Les coordonnées du patient :

Demander les coordonnées du patient : adresse, numéro de téléphone personnel, adresse e-mail sont des renseignements qui rentrent dans le cadre de l’organisation et de la communication. Connaître son numéro personnel est indispensable pour l’aviser par exemple que son rdv sera décalé ou reporté ou le lui rappeler éventuellement, etc.
Certains patients répondent difficilement à ce genre de questions.

L’argent :

Depuis longtemps et jusqu'à ce jour, l’argent reste encore un sujet tabou dans la communication entre patient et dentiste. Ce qui est dommage c’est de ne pas proposer toutes les solutions possibles sous prétexte que le patient n’aura pas les moyens de payer (c’est une grave erreur). Si le dentiste propose un traitement coûteux à son patient c’est dans le seul but d’abord de l’informer sur toutes les possibilités thérapeutiques mises à sa disposition et lui montrer que tel traitement ou telle solution existe.
Nous sommes dans l’obligation d’informer nos patients sur les dernières nouveautés de l’art dentaire et sur les possibilités qui leur sont offertes, de les leur expliquer et de les informer du coût. C’est au patient à la fin de décider et au dentiste de s’arranger pour lui trouver la solution qui s’adapterait le mieux à son cas. L’argent ne doit pas être un obstacle pour mettre au courant le patient sur le bénéfice d’un traitement coûteux. Les retombées négatives d’un traitement économique sont parfois irréversibles. Voir l’article sur le coût des soins dentaires

Beaucoup de patients sont embarrassés ou surpris quand on leur présente un devis. Le devis n’est qu’une information ou une proposition. Ils peuvent demander des explications ne serait-ce qu’à titre informatif sans être gêné. Le devis n’est jamais définitif tant que le patient n’est pas consentant. Le dentiste non plus ne doit pas  se gêner à présenter des solutions et à justifier le devis.

Conclusion

L’interrogatoire médical nous permet de recueillir toutes les informations nécessaires concernant le patient pour établir un bon diagnostic et permettre le déroulement des soins dentaires dans les meilleures conditions. La réussite d’un traitement dentaire dépend en grande partie de la relation qui se crée entre le dentiste et son patient. Un patient satisfait est un patient qui coopère avec son dentiste dans un climat de confiance et de transparence.

Posté par hbenbrahim à 02:07 - Espace dentaire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2008

une question = plainte !

embarras

Une patiente a porté plainte contre son dentiste pour lui avoir posé la question de savoir si elle est oui ou non séropositive. suite de l'article:

«Pourrions-nous être privés de l´information sur la séropositivité de nos patients ? 

Une patiente a porté plainte pour intrusion dans sa vie privée, au motif qu´un praticien eût demandé sur son questionnaire de santé si elle était ou non séropositive. Les instances dépositaires de la dite plainte se sont tournées vers le conseil de l´ordre qui à bien entendu affirmé le bien fondé de ce questionnaire, dont le but est une protection du patient. Quoique la contamination en cabinet dentaire n´ait jamais été avérée, ce qui en somme est une bonne nouvelle pour les patients, le milieu salivaire et sanguin où nous mènent nos traitements invasifs requiert un minimum d´informations, encore que nous fussions protégés par l´ensemble de nos dispositifs d´hygiène. Reste que cette démarche sous forme de plainte est un résidu de la culpabilisation des malades, qui réclament l´occultation de leur affection : pour avoir porté plainte, il est lisible que cette patiente était elle-même séropositive et ne voulait pas que quiconque le sut. Et puis observons que 80% de la population n´a jamais fait de test et, l´ignorant superbement, ne saurait répondre !

Article paru le : Mercredi 26 Décembre 2007, D´après A Moutarde, in Lettre CNOCD, déc 2007, Dr Alain Chanderot

Posté par hbenbrahim à 01:00 - Espace dentaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2008

Est-ce le début de la fin des plombages dentaires?

amalgame

la Norvège est le premier pays au monde et le seul actuellement à avoir intérdit la pose des amlagames dentaires (plombages) en bouche.

Les plombages interdits en Norvège

Posted: 02 Jan 2008 04:01 AM CST

Le 21 décembre 2007, le ministre norvégien de l'Environnement annonçait le bannissement de l'utilisation du mercure, y compris dans les amalgames dentaires, faisant ainsi de la Norvège le premier pays au monde à prendre une telle décision. "Le mercure est parmi les polluants les plus dangereux. De bonnes alternatives au mercure existent déjà et il est donc approprié de mettre en place cette interdiction" déclarait le ministre de l'Environnement, Erik Solheim dans un communiqué.

Une mesure exemplaire
La nouvelle a de quoi réjouir les opposants à l'amalgame dentaire qui se battent depuis des années pour en faire interdire l'emploi. Fin 2007, la Commission européenne envisageait d'éliminer le mercure de toute préparation destinée aux soins et devait se prononcer sur le devenir du mercure en dentisterie. En prenant cette décision radicale, la Norvège va plus loin que l'Union Européenne, dont elle n'est par ailleurs pas membre, et lui adresse un message clair.

La mesure exemplaire se veut un signe fort:
"C'est un signal important à l'adresse de l'Union Européenne et des autres pays pour leur dire qu'il existe de bonnes alternatives au mercure" a précisé le ministre norvégien.

Une incitation pour les autres pays
Telle n'est pas la position des autorités françaises qui continuent de défendre l'amalgame au mercure. "Le composite […] ne peut être considéré comme un substitut généralisé à l'amalgame" déclarait un rapport du Sénat d'avril 2001.
Pourtant, la décision de la Norvège qui n'a guère rencontré d'écho médiatique, pourrait bien faire date. En tant que premier pays au monde à prendre une telle mesure, la Norvège pourrait faire des émules. De sources autorisées, la Suède qui limite déjà l'emploi des amalgames depuis 1999, envisagerait de prendre une mesure identique.

La fin programmée de l'amalgame ?
"La mort de l'amalgame est programmée, oui mais pour quand?" écrit P. Colon sur le site de l'ADF (Association Dentaire Française). Les nombreuses controverses sur la nocivité du plombage et les risques par rapport à l'environnement rendent de plus en plus intenable la position de ses défenseurs. S'il est évident que le mercure finira par disparaître de la dentisterie, on peut se demander combien de tonnes devront encore être posées dans la bouche des patients avant que la France et l'Europe ne se prononcent définitivement pour son interdiction. D'après l'ADF, plus de 10 millions d'amalgames sont posés chaque jour dans les pays industrialisés. Souhaitons que des initiatives comme celles de l'Akut, association luxembourgeoise qui lançait en novembre 2007 une pétition, baptisée Appel du Luxembourg, pour faire interdire le plombage, ne hâtent cette fin programmée.
Réponse, peut-être, en 2008.

sources :

www.dentisfuturis.com

http://www.holodent.com/article-15155905.html

Posté par hbenbrahim à 16:41 - Espace dentaire - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bonne année

A l'occasion du nouvel an, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour 2008.

Posté par hbenbrahim à 10:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1