Mon blog

Il n'y a que deux choses qui soient infinies: l'univers et la bêtise humaine. et encore, pour l'univers, je ne suis pas sûr. "Albert Einstein."

25 juin 2008

bu allun

bu_allun1

ce n'est un best seller ni une réference, mais tout simplement un livre que j'ai lu et qui m'a plu. j'ai voulu le partager avec vous.

Les confidences amers d’un joueur de tambourin hors du commun, raconte son histoire avec son « allun » méprise la société de l’avoir rejeté, de  ne pas considéré son talent d’artiste, il décrit une « autre » vision de l’art. Méprise l’art superficielle, méprise la société de ne pas le comprendre. il s’en veut parfois a son instrument auquel il est attaché.

Raconte sa misère et l’impossibilité d’avoir une vie saine et digne d’un homme qui demande juste d’exister et nouer une relation avec celle qu’il aime. Plongé dans le gouffre total raconte avec rancœur l’injustice sociale.

Quelques extraits :

«  un instrument de musique peut complètement changer le cours de l’histoire. Si au lieu de allun j’avais appris le saxophone, le violon ou le luthar, ma vie aurait été tout à fait autre.. »

« tandis qu’elle gémit sous le poids écrasant d’une monstrueuse enflure de graisse, je suis enfermé dans ma chambre, rêvant d’elle et ne pouvant de mon esprit chasser son corps, avec nulle autre diversion qui m’arrache à son image que ces abrutis allun  acrochés au mûr… »

«  …quitter le pays dont je méprise les gens au gouts artistique infectes. »

« je ne suis peu être au fond qu’une loque, se prenant pour un homme, se prenant pour un musicien… je tanne à longueur de journées ces peaux moisies et braille des chansons que je suis peut être le seul à aimer… »

« la musique c’est l’harmonie, l’apaisement, l’ivresse, le raffinement, le calme, la paix voluptueuse de l’âme et du corps. Le bruit, c’est tout ce qui n’est pas de la musique. »

Posté par hbenbrahim à 09:10 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Un livre, un cri.

Quel hasard ! C’est un livre que j’ai lu il n’y pas longtemps. J’avais même l’intention de le présenter sur mon propre espace mais pour des raisons diverses, j’ai renoncé.
Ce récit est comme un délire qu’on écoute en le lisant. Son auteur n’a omis aucun sujet propre à la réalité marocaine de quelque nature qu’il soit : social, politique, culturel, etc. Sa lecture nous prolonge dans un état de crispation, voire de malaise mêlé à la révolte qui se prolonge au delà de la dernière ligne.
Je me permets de rajouter quelques passages qui m’ont beaucoup marquée car avant d’être artiste, le joueur de tambourin est avant tout un être humain chargé de sensibilité.

« Titrit m’a d’abord permis de rêver, chose que j’avais cessé de faire depuis très longtemps ; je ne parle pas du rêve durant le sommeil, mas de celui inutile qu’on peut faire éveillé. C’est délicieux comme sensation, le rêve. Il n’y a pas plus beau que le rêve ; il te donne la douce et agréable impression de recommencer à vivre. Il double ta misérable vie d’une vie plus fielleuse. Ton cœur bat différemment. »

« J’ai toute ma vie durant observé ma mère. Elle veut voir, mais elle a peur de voir, comme si elle redoutait de se laisser modifier par ce qu’elle verrait. Elle s’est très tôt résignée et depuis elle travaille à n’être rien. Elle est déjà dans l’ordre des morts-vivants. [..] La poésie a quitté ses traits. […] Elle est au service d’un tortionnaire et d’enfants gâtés qui résorbent son feu vital en une précaire étincelle prête à mourir sous l’énorme pression des sordides besognes.
Victime, elle l’est totalement. Victime de son milieu, de son mari, de ses enfants fainéants, victime des mensonges de la pénitence métaphysique… » […] Peu à peu, elle s’est rendu compte qu’elle avait uniquement l’air de vivre sans véritablement vivre. Et elle ne peut quitter. Une autre qu’elle, ailleurs, l’aurait fait ; tout lâcher… »

« Quel dommage pour l’humanité. La vie est un grand ratage. Les gens que nous croisons tous les jours, nos collègues de travail, nos proches, nos enfants, nos voisins, sont des trésors d’humanité que nous n’exploitons pas, ou pas assez. Nous ne connaissons d’eux que ce qu’ils veulent bien montrer ou ce qu’en colportent les autres. Et c’est très souvent au fond d’eux, ce fond qu’ils ignorent parfois eux-mêmes que gît l’essentiel. Nous les jugeons sur la surface qui ne reflète nullement leur vérité. Le vernis lustrant la pourriture ou une croûte noire camouflant la bonté. Les dehors abusent ; Nous ne faisons jamais l’effort d’écouter ceux qui nous entourent pour les mieux comprendre et les révéler à eux même. Quel dommage pour l’humanité ! »

Merci de s’être attardé devant les rayons d’une librairie et de s’être penché sur ce petit livre au contenu homérique et encore mieux de le faire découvrir à d’autres, qui connaîtront le plaisir de boire ses mots.

Posté par namfa, 26 juin 2008 à 22:26

merci

merci d'avoir complété mon post par d'autres passages pertinents!

Posté par hbenbrahim, 30 juin 2008 à 02:47

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=23699&pid=9699093

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :