20 avril 2009
Petite reflexion

Dieu a crée un équilibre parfait de la nature, j’en ferai témoin toute ma vie.. L’homme se distingue des autres créatures vivantes d’avoir les capacités intellectuelles pour gérer au mieux son équilibre psychique et physique et prévoir les éventuels accidents qui peuvent lui arriver. L’homme cherche instinctivement son équilibre et sa stabilité grâce aux différentes assises propre à lui : Un abri, un travail , une bonne santé, une famille. si l’une des assises manque, c’est le déséquilibre et parfois la voie vers l’abime.
A chacun ses propres piliers pour se sentir mieux dans cette vie, mais il existe un pilier commun et incontournable à toute l’humanité c’est la santé ! on peut bien imaginer la vie sans une famille, sans argent, sans un abri etc.. Mais jamais sans une bonne santé.
Serait-il suffisant d’être pris en charge matériellement en cas de maladie grave pour se sentir mieux? je ne pense pas que l’argent fait le bonheur mais il y contribue seulement, Car quand on se trouve sur un lit d’hôpital, quand on est désarmé face a ce qui nous arrive, handicapé, souffrant, et sentir que la vie ne tient qu’à un fil, la seule chose qui maintient et aide le malade à retrouver son équilibre, c’est d’être bien entouré. Nous sommes beaucoup plus sensibles aux gens qui nous soutiennent moralement ou matériellement et à ceux qui nous sont chers. Je pense que le meilleur investissement que l’homme pourrait faire dans sa vie c’est l’investissement humain, car un jour ou l’autre et au fil du temps on aura besoin de ce capital humain irremplaçable. Cet investissement ne coute presque rien : sourire, considération, respect et amour, mais rapporte beaucoup (…) la pire des solitudes c’est qu’on se retrouve du jour au lendemain seul, face a un grave accident de santé. Les gens qui nous sont chers et les proches avec qui on avait toujours entretenu de bonnes relations, c’est cette « bouée de sauvetage » qui rétabli l’équilibre rompu.
07 avril 2009
le pain nu

Le pain nu est un roman autobiographique fascinant où l’auteur : Mohamed Choukri étale son enfance et son adolescence marquée par la misère, l’exil et la haine qu’il portait contre son père. Ce classique de la littérature marocaine a été interdit au Maroc jusqu’en 2000 à cause de la crudité des scènes à caractère sexuel qui émaillent ce récit. Ce n’est pas bon gout pour certain, mais dégage une certaine amertume de l’époque. voici quelques passages choquants..
« Quel papyrus saurait renier mon être quand je suis né de toi ?
Quand tu m’as redonné la foi quelle force pourrait faire trembler mon regard sur toi ?
Ma tête voudrait être tranchée par ta main au lieu de reposer sur un autre bras. »
« nous entrâmes dans le monde du silence eternel, c’était là qu’on avait enterré mon frère abdelkader. Quand mon père sera mort, j’irai voir sa tombe et je pisserai dessus. Sa tombe ne sera bonne que pour un dépotoir où on viendra chier et pisser. »
«… parle gosse maudit ! je sais que tu me détestes. Tu espères ma mort. (enfin il dit quelques chose de sensé.) tu aimes ta mère. Tu n’as d’amour que pour elle. »
« s’il y’avait quelqu’un dont je souhaitais la mort, c’était bien mon père.je le haïssais comme je haïssais aussi les gens qui pouvaient lui ressembler. Je ne me souviens plus combien de fois je l’ai tué en rêve. Il ne restait qu’une chose : le tuer réellement. »
